Du bon S.E.N.S.

Penser syndicalisme c’est d’abord la recherche de la justice sociale.

On voit bien, dans notre société consumériste et en passe de devenir ultra-libérale,  que la finalité du bonheur de chaque homme est vite oubliée ou sacrifiée quand on veut aller vite, au plus facile et obtenir un avantage matériel.

Le syndicalisme qui consiste à se mettre au service des travailleuses et des travailleurs, comporte une seule urgence : celle du concret. Pour nos contemporains les moments recherchés ou attendus sont ceux des vacances, des loisirs, de la fin de semaine. Les lieux de rêves sont des iles paradisiaques, partir à l’étranger, les stades de foot, les boites de nuit. L’homme au travail c’est le contraire, car il est aux prises avec son quotidien . En parlant de syndicalisme, on ose remettre au cœur de nos préoccupations et de nos discussions le thème du travail et de notre état au travail.

Le travail rend libre en nous rendant à nous même, il y a là une opposition très nette à tout ce qui peut nous faire croire que le travail est par essence aliénateur, parce qu’il ne faut pas tricher sur la signification du travail ni sur les intentions des forces en présence, capital et travail.

Le syndicalisme s’est englué dans la révolution de l’avoir en poussant la logique du toujours plus, alors que le temps du mieux est déjà arrivé. Comme il est plus facile de négocier pour avoir une rémunération plus importante ou plus de congés ou plus d’avantages, les syndicats ont ignorés les aspirations profondes des travailleurs qui, au-delà des biens matériels, attendent des réponses à leurs questions existentielles. L’éducation des travailleurs est une des raisons d’être du syndicalisme, celui-ci doit donc faire face à sa deuxième révolution : celle de l’être.

Aujourd’hui les syndicats sont considérés avec méfiance et comme des acteurs peu aptes à interférer utilement dans l’actualité économique et même sociale, les voir dépasser leur rôle traditionnel pour promouvoir la dimension libératrice du travail et une connivence avec le capital dans l’intérêt du bien commun est impensable. C’est pourtant cette base que S.E.N.S  a retenu, en admettant que les syndicats existants refuseront de se réformer ou en seront simplement incapables.

Marc-Yvan Teyssier, porte-parole de SENS.

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Auteur de l’article : Leïla Amin

Leïla Amin

1 commentaire sur “Du bon S.E.N.S.

    Teyssier

    (12 juillet 2017 - 20 h 11 min)

    Oui le syndicalisme c’est l’avenir, gestion collective de la valeur travail, correction et équilibrage de la valeur travail, pour des travailleurs heureux dans une entreprise pérenne au service de ses clients et de ses employés !

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